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J'ai le droit de vivre mes émotions Article Recto-Verso

Blessures et traumatismes intérieur comment s’en sortir?

Ce que l’on évite nous pourchasse, nous hante, à cause de cela nous créons de grandes forces pour nous protéger, pour que ces expériences qui nous ont tellement fait souffrir, pleurer, hurler de douleur et de désespoir, ne se reproduisent jamais! On met en place un contrôle excessif, on apprend les meilleures techniques mentales et physiques: le thérapeute et l’enseignant en nous deviennent redoutables.

Jusqu’au jour où l’on est fatigué de protéger ses trésors. On se rend compte du mal que l’on fait autour de nous et on prend conscience que l’on s’était promis de ne pas devenir comme ceci, comme cela et pourtant on est tombé dans le piège: on est devenue pire.

Tout ça car nous fuyons ces ombres du passé qui nous hantent. On s’occupe, on court, jusqu’au jour où la vie nous dit stop: maintenant tu es capable de faire face et d’affronter ces ombres. Regarde le mal qu’elles te font. Ose regarder, ose parler, ose t’exprimer, sors de tes conditionnements et autorise-toi à être toi.

Cela en se respectant, en apprenant à écouter son coeur, son âme. En prenant acte que tu n’es pas un monstre et que personne n’a le droit de te juger, surtout pas toi! Sors de la culpabilité. Elle t’empêche de vivre ta tristesse. Si elle reste en toi, elle te rongera petit à petit.

Longtemps je me suis servis des blessures pour devenir encore plus fort, avoir plus de pouvoir et devenir insensible. J’estimais avoir trop souffert et j’en voulais à la terre entière surtout à ceux et celles qui m’ont fait souffrir. Cela me permettait de les garder prisonniers et de me venger.

En même temps, cela justifiait le faite que je fasse du mal aux autres, qu’ils découvrent eux aussi le mal que j’avais vécu. J’avais simplement peur de vivre mes émotions, car je me suis rendu compte qu’elles me rendaient faible et elles me faisaient souffrir. Pour me protéger j’ai créé une facette thérapeute qui analysait tout et qui a appris pleins de techniques à travers les formations et les lectures. Je l’utilisais pour protéger mes parties sensibles. Du moins c’est ce que je me racontais. Mais en réalité, c’était pour dominer l’autre et éviter de rentrer dans l’émotion face au gens.

Je vous donne un exemple: ma maman m’a toujours manipulé émotionnellement. Cela m’a rendu dépendant et m’a enfermé dans une illusion où je ne pouvais pas fonctionner sans elle. J’étais à son service et j’en ai souffert. J’ai mis des années à m’en remettre. Je suis revenu de loin. J’ai gouté à la mort quelques fois. Quand je suis revenu, je me suis promis que cela n’arriverais plus jamais. J’étais incapable de revivre cela, j’avais peur de revivre une telle dépendance: je me sentais trop faible. De là j’ai appris toutes les techniques possibles pour fonctionner sans laisser cette porte ouverte. Je suis devenu un expert dans l’art du camouflage et de l’évitement. J’ai donné plein pouvoir à ma facette thérapeute car j’avais peur d’affronter ma partie sensible. Cette facette était là pour me soutenir et comprendre pourquoi ma maman m’a fait souffrir comme cela, m’a utilisé et manipulé. Une quête s’est créée et j’étais en recherche. Je ne savais même plus ce que je cherchais jusqu'au jour où j’ai vu une thérapeute qui m’a mis au défi de me poser 5min les yeux fermés sans bouger pour être centré sur moi. Je n’y suis pas arrivé et je me suis rendu compte comment j’utilisais cette soi-disant quête de comprendre mes agresseurs et mes oppresseurs, d’analyser, d’étudier, juste comme une fuite, au lieu de tout simplement assumer. Oui: assumer que j’ai souffert, assumer que j’ai des parties en moi qui portent des cicatrices, des tristesses qui demandent à être guéri. J’avais peur d’elles, je ne les comprenais pas.

Ce chemin m’a permis d’arrêter d’avoir peur, de me faire confiance et de voir que je suis une belle personne. J’ai le droit de vivre mes émotions.

Le plus important s’est d’exprimer, de laisser les parties de soi interagir librement avec le monde extérieur, oui cela va déranger, perturber, choquer. C’est le premier pas vers une vraie libération sans médication ou autre. Plus important encore: vous allez à nouveau être sincère avec vous-même, vous allez sortir des mensonges dans lesquelles vous vous êtes enfermés et vous allez affirmer haut et fort ce qui doit être.

Le grand soucis c’est qu’on nous apprend: le mental, le savoir, le contrôle, fais ceci comme cela, adaptation social. Le corps physique est juste là pour nous asservir. On commence juste à l’écouter et percevoir ce qu’il nous dit… le corps émotionnel lui, il est abstrait, presque tabou.

Lorsque vous avez une moto à 3 roues, et qu’une roue ne fonctionne plus, cela vous demande un jeux d’équilibre excessif: vous allez gaspiller de l’énergie pour continuer à rouler. Logiquement on s’arrête, on regarde ce qu’il se passe, on répare et on reprend la route, logique. Pourquoi ne le fait-on pas avec nos corps?

Car on nous montre que le mental dirige tout. Grave erreur! Des études sont faites qui prouvent que dans le coeur il y a plus de cellules intelligentes que dans le cerveau et que c’est elles qui vont envoyer les informations au cerveau. Donc ce sont nos émotions qui réagissent en premier et c’est celles-ci que nous réprimons, qu’on nous empêche de vivre librement car elles font peur, elles dérangent.

Oui je vous assure, quand j’ai commencé à crier mon égo venait me dire sous le signe d’un bon thérapeute ou enseignant: tu vois ce que tu fais là, tu es fou, tu fais n’importe quoi.

Toute l’éducation reçue au fil du temps refaisait surface pour me garder chaudement dans mon conditionnement, m’empêcher d’aller mieux et garder ces moments précieusement.

Le jour ou j’ai réussi à dépasser cela: j’ai ressentis la libération et la satisfaction de lâcher mes émotions enfouies. Je me suis dit: je vais crier à 300% en foret. Et cela m’a fait du bien. Mais même là, il y avait des gens qui sont venus vers moi pour voir si j’allais bien. Et quand je leurs ai dit que « oui enfin ça sortait et que ça me faisait du bien », ils ne m’ont pas écouté, m’ont réprimandé, m’ont traité de fou: ils ont eu peur. C’est ce qu’on nous apprend dans la société actuelle: réprimander les émotions, on garde tout à l’intérieur. Un véritable poison qu’on nourrit, car on nous a jamais appris à en faire autre chose.

j’aime cette phrase, ce qui ne s’exprime pas, s’imprime en nous ! c’est vrai.

Quand on m’a parlé du Pardon j’ai trouvé cela ridicule, stupide, car je ne comprenais pas qu’en pardonnant, je me libère. De plus la partie de moi qui se vengeait ne voulait surtout pas qu’on lui retire son pouvoir. Le jour où je me suis re-connecté avec mon enfant intérieur et j’ai vu à quel point il souffrait de voir l’homme que j’étais devenu. Cela a anéanti le château que j’avais créé. J’ai jeté la couronne, redonné tout ce faux pouvoir et me suis mis a découvrir qui je suis.

A chaque fois de prendre le temps d’écouter et de parler avec les parties qui sont blessées c’est magique, libérateur. C’est ce qu’elles attendent depuis toujours!

Oui elles attendent le réconfort, l’écoute de la maman ou du papa, mais personne n’était là!

Depuis ce temps elles attendent. On a oublié de nous apprendre une chose essentielle: nous sommes là pour nous-même, nous sommes notre meilleur thérapeute, guide, ami, confident.

A la place on nous apprend à aller chercher chez l’autre des réponses, on leurs donne tout notre pouvoir et nos facultés de raisonner.

Non. Ils sont juste un miroir qui permet de nous faire écho à l’extérieur de ce que l’on ne voit plus à l’intérieur. Quand on entre sur un chemin vers soi, l’objectif premier c’est l’autonomie. Retrouver sa puissance personnelle :-)

Ce qui m’a le plus aidé c’est d’être écouté. Vu à travers les masques que je mettais, pour pouvoir les déposer. Les rencontres et les partages avec les gens m’ont permis de grandir, de découvrir les richesses qui sont en moi. Ils m’ont éduqué et montré mes vraies valeurs. M’ont permis de comprendre le sens du mot « HUMAIN ». Quand on écoute son coeur, toutes les portes s’ouvrent.

IT’S ME Frédéric

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